Les capteurs de spores pour assurer le suivi des maladies transportées par le vent
Le suivi des maladies foliaires présente un défi particulier : on ne voit pas le ravageur, et les symptômes apparaissent plusieurs jours après l’infection par le pathogène. De 1982 à 1998, Luc Brodeur a testé et implanté les techniques de dépistage, les modèles prévisionnels et les seuils de traitement dans plusieurs cultures maraîchères, dont l’oignon.
En 1998, Odile Carisse, phytopathologiste à l’emploi d’Agriculture Canada, propose d’utiliser des capteurs de spores pour détecter la présence des maladies avant que les symptômes n’apparaissent. Débute alors entre Luc Brodeur et la chercheure d’Agriculture Canada une collaboration qui permet d’offrir 10 années plus tard un premier service de détection dans la culture de l’oignon.
Suite à l’initiative de Luc Brodeur et d’Odile Carisse, les collaborations ont permis d’implanter un réseau de capteurs de spores et un laboratoire de biologie moléculaire qui offre maintenant un service de détection dans plusieurs cultures et régions du Québec.